Les enfants dans la Grande Guerre

La Grande Guerre, comme on l'appelle aujourd'hui, éclate le 1er août 1914. Elle dure quatre longues années desquelles la société sort endeuillée et traumatisée. En Haute-Savoie, ce sont plus de 10 000 hommes qui ne reviennent pas et de nombreux autres qui sont blessés, mutilés et gazés.

Si la guerre envahit tous les aspects de la vie des adultes, elle touche aussi les enfants. À l'absence du père s'ajoutent le manque de nouvelles et les problèmes de ravitaillement.

La guerre bouleverse le quotidien des plus jeunes, tour à tour acteurs, victimes et témoins du conflit. Ils sont aussi au cœur de la propagande et reçoivent des consignes sur le comportement à tenir de la part de leurs familles et de l'École.

Affiches, dessins, cahiers d'écoliers, photographies, documents administratifs permettent de nous pencher sur le quotidien des enfants dans la Grande Guerre, lorsqu'étudier, vivre, jouer et combattre se mêlent.


La Florimontane et ses académiciens : 400 ans au service de la connaissance

En 2007, à l'occasion des 400 ans de l'Académie florimontane, les Archives départementales de la Haute-Savoie rendent hommage à l'une des plus anciennes et emblématiques sociétés savantes du département.
C'est à travers une exposition, proposant des reproductions de photographies, de textes manuscrits et de gravures, que les Archives retracent l'histoire de cette Académie depuis ses origines.

L'Académie florimontane est fondée à Annecy en 1607 par François de Sales, évêque de Genève, et Antoine Favre, président du conseil de Genevois. Elle est placée sous la protection du prince Henri Ier de Savoie et se compose de membres portant le titre d'académiciens. Son objet principal est, selon les Constitutions, "l'exercice de toutes les vertus, la souveraine gloire de Dieu, le service des serenissimes Princes et l'utilité publique".

En 1851 naît l'Association florimontane. Louis Bouvier, Jean-Étienne Machard, Éloi Serand et Jules Philippe souhaitent recréer l'Académie oubliée et ainsi perpétuer un lieu d'échange, de savoir et de transmission.
L'Académie est aujourd'hui un lieu de mémoire qui poursuit son rôle de société savante auprès du public.


Au début d'un autre siècle : photographies de vacances en Haute-Savoie

Au cours de l'année 2005, les Archives départementales de la Haute-Savoie ont fait l'acquisition d'un album de 392 photographies d'un format de 8x11 cm en moyenne. 
Si ce n'est quelques dates et notes diverses, aucun élément n'apporte d'information sur l'album, son propriétaire ou encore les personnes représentées sur les clichés. Les commentaires qui figurent au dos des images ont été repris comme légendes ; lorsqu'il n'y en avait pas, elles ont alors été créées et figurent entre crochets. Ces photographies sont cotées dans la sous-série 46Fi des Archives départementales de la Haute-Savoie.

Elles constituent un ensemble où l'intérêt historique et documentaire est mêlé à l'attrait esthétique. Elles nous rappellent qu'au-delà, la photographie et plus largement l'iconographie sont des sources capitales pour l'histoire.

Si l'on ne connaît pas l'origine exacte de ces clichés, tout porte à croire qu'il s'agit de photographies prises par des vacanciers venus en Haute-Savoie au cours du premier tiers du XXe siècle, peut-être même une famille parisienne. La présence de quelques clichés pris sur de grands boulevards ou au jardin des Tuileries permet cette hypothèse. Cette famille paraît avoir séjourné sur les bords du lac d'Annecy, comme en témoignent de nombreuses vues, par exemple celles de Duingt, de Veyrier-du-Lac, de Menthon-Saint-Bernard ou encore celles des Dents de Lanfon ; elle semble avoir également effectué de nombreuses excursions dans le département.

Un choix a été effectué parmi cet ensemble de clichés qui ont été répartis en treize thèmes : les portraits de famille, les enfants grandissent, les figures enfantines, le temps des jeux et des loisirs, les moyens de transports, le patrimoine bâti, les travaux agricoles, le tour du lac, les randonnées autour du lac, au détour des routes et chemins, villages haut-savoyards, nants et cascades et enfin les paysages de Haute-Savoie. Bien évidemment ces thèmes ne sont pas contemporains de la réalisation de l'album de photographies. Ils sont cependant assez révélateurs de l'esprit du photographe amateur, probablement le père de famille, qui a réalisé ces clichés, ainsi que du monde qui l'a entouré et qu'il a découvert. De plus, si ce choix est subjectif, il a été réalisé afin de proposer au lecteur un regard, le plus vaste possible, sur les différentes photographies conservées dans cet album.

À la période où elles sont prises, deux types d'appareils photographiques sont populaires :
 

  • le « box » (1900-1970), appareil constitué d'un boîtier rigide, équipé d'un objectif, de deux petits viseurs à miroir et d'une molette d'avancement manuel du film ; le déclencheur est positionné sur le côté de l'objectif solidaire de la boîte. Bon marché, cet appareil est un des premiers portables.
  • le « folding » (1910-1950), appareil proche du précédent, mais plus cher, qui comprend une chambre noire se dépliant en soufflet à l'ouverture de l'appareil : ce soufflet se met en place automatiquement en glissant sur des rails qui le guident. Le film est avancé manuellement par une molette et le déclencheur est fixé sur l'objectif.

Votez ! 1962-1965

Le 28 octobre 1962, Charles De Gaulle demande par référendum aux Français de se prononcer afin de déterminer si l'élection du président de la République doit désormais s'effectuer au suffrage universel direct, ce qui n'était pas prévu à l'origine par la Constitution de la Ve République du 4 octobre 1958.

Dans le cadre de la commémoration de ce 50e anniversaire, les Archives départementales de la Haute-Savoie apportent un éclairage inédit sur cette période contemporaine en présentant cette exposition évoquant ce référendum et l'élection présidentielle de 1965. Elles s'attachent à présenter les campagnes politiques, les spécificités et les résultats de ces scrutins dans le département de la Haute-Savoie.


Entreprendre et travailler entre Rhône, Alpes et Léman 1810-2010

Découvrir la trajectoire de l'économie entre 1810 et 2010 sur le territoire haut-savoyard, c'est ce que proposent les Archives départementales de la Haute-Savoie au travers des reproductions de cartes, de photographies, de textes manuscrits et de gravures.
Pour saisir cette mutation touchant toutes les activités humaines (agriculture, industrie, artisanat et commerce, services) entre création de richesses et monde du travail pendant 2 siècles, un découpage par tranches de 50 ans (1810, 1860, 1910, 1960 et 2010) est proposé en lien avec le territoire situé au nord du duché de Savoie d'Ancien Régime, devenu la Haute-Savoie en 1860.

Pour aller plus loin, voir : 
- la notice des Célébrations nationales 2010 www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/action-culturelle/celebrations-nationales/brochure-2010/vie-politique/traite-de-turin
- la publication 1860 Savoie-France 2010 , accessible en ligne.
- ou encore la publication Haute-Savoie. De la Frontière au carrefour. Travailler, communiquer, découvrir (1810-2010).


La translation des reliques de François de Sales et Jeanne de Chantal en 1911

À l'occasion du centenaire de la translation des reliques de saint François de Sales et de sainte Jeanne de Chantal du monastère de la Visitation rue Royale à l'actuel monastère qui domine la ville d'Annecy en 1911, les Archives départementales de la Haute-Savoie présentent une exposition composée d'une dizaine de panneaux, ainsi qu'une publication.

Alors que la religion catholique prévaut en Haute-Savoie au début du XXe siècle, plusieurs milliers de pèlerins originaires du département et de bien au-delà participent à la translation des reliques le 2 août 1911, journée qui nécessite de nombreux préparatifs.

Cette commémoration interroge aussi la longue histoire des restes corporels des deux saints depuis leurs morts respectives, la vénération dont ils font l'objet ainsi que les translations qui se sont déroulées sous l'Ancien Régime et au XIXe siècle.

Les reliques de saint François de Sales et de sainte Jeanne de Chantal figurent au cœur des cultes qui leur sont rendus comme en témoignent la récurrence des festivités et la solennité des cérémonies.